“Tu viens à la fête de Laurent?”

– OUI, bien sûr!

– Alors NON, tu vois, j’ai des copains qui viennent de Paris, en route vers l’Italie et ils s’arrêtent à la maison , blablabla …

Vous avez remarqué ? 

Le OUI se suffit souvent à lui-même. Alors que le NON s’accompagne fréquemment de tout un laïus justificatif.

En fait, pourquoi devrait-on systématiquement expliquer nos NON?

On ne dit pas NON à la personne. On dit NON à une proposition, à un moment donné.

Je dis NON à la fête de Laurent ce jour-là. Pour des raisons qui me sont propres. Point barre. Ça ne veut pas dire que je n’apprécie pas Laurent et que je n’aurai pas plaisir à le voir à une autre occasion.

Mais voilà, on ne veut pas froisser, on veut rester poli, et garder de bonnes relations.

Résultat, tu te retrouves à

  • Inventer des excuses abracadabrantesques, les jambes tremblantes et les mains moites.
  • Dire OUI à tout, et passer ton dimanche à courir après l’horloge: chez Pierre pour l’apéro, déjeuner avec Arthur et Léa et un autre plan pour le goûter. Tu ne savoures plus aucun de ces moments et tu finis épuisé.
  • Dire NON, sans assumer, et tu rumines pendant 3 jours “je devrais peut-être accepter, mais d’un côté, va falloir que je renonce à mon cours d’espagnol, et puis faut faire la route …”

Dans mes accompagnements, “ne pas savoir dire NON” est un sujet récurrent.

Comme tout le monde, je fais des choix. Je dis OUI, et je dis NON. Et quand je dis NON, c’est que je dis OUI à autre chose, qui compte davantage pour moi à ce moment-là : ma famille, d’autres amis, un autre engagement, mon repos, mon énergie, moi. Et je ne vois pas pourquoi ça mériterait une plaidoirie justificative.

Est-ce que ça m’est facile de dire NON sans en rajouter une tartine? Ben non. Je m’y entraîne avec plus ou moins de succès. Par contre ce qui m’est extrêmement facile désormais, c’est d’assumer pleinement ma décision une fois qu’elle est prise.

Dire NON n’est pas une agression.

Tu pratiques ? Et tu me racontes en privé?

Be Brave.
Delphine

#TheCourageofBeing

Illustration  – Sophie Anfray – Un Grand MERCI à Sophie pour m’avoir autorisée à utiliser son illustration.