Crise d’adolescence, crise de la quarantaine, crise de la cinquantaine, “mid-life crisis”, crise existentielle, crise de panique, crise de couple, crise de foie, crise de nerfs, crise cardiaque, crise économique, crise sanitaire, crise humanitaire.
Et au boulot combien de fois par an entendez-vous “C’est la CRISE !!!” ?
Ce à quoi j’avais l’habitude de répondre : “Ah bon, quelqu’un est mort ? Non. Une usine a brûlé ? Non. Problème de prod sur les adhésifs dentaires, on est en rupture en Europe. Bon c’est pas une crise alors, juste un problème à gérer.”. Ça calmait l’ambiance et on se mettait à bosser.
Ah le super pouvoir du mot “Crise” utilisé à toutes les sauces. D’un coup, un problème devient une catastrophe, une étape se transforme en effondrement total, une phase de transition en drame.
Attention, certaines situations méritent pleinement qu’on utilise le mot Crise. Une crise cardiaque, on appelle les secours. Une crise humanitaire, on mobilise des moyens. Une crise sanitaire, on protège la population.
Mais quand il n’y a pas d’urgence vitale ?
La crise d’ado ? Un jeune en train de devenir lui-même
La mid-life crisis ? Une invitation à se poser la question sur la vie qu’on a envie d’avoir
La crise au boulot ? Un problème. Avec un début, un milieu, une fin.
En grec ancien, “krisis” signifie “faire un choix / décider”. Pas effondrement. Pas panique. Décision.
Donc la crise, est-ce que ce ne serait pas la vie qui nous donne un bic 4 couleurs et qui nous demande : “Et maintenant, tu choisis quoi?”. Des occasions de faire des choix. Pas toujours confortables j’en conviens.
Et pour toi, quelle était la dernière “Crise”, qui, avec le recul, était surtout une invitation à prendre une décision importante ?
Be brave.
Delphine
#TheCourageofBeing
NB – pour la couleur du BIC, je prends rose ou violet 🙂 et toi ?