Elle est là depuis le mois de septembre 2025. Peut-être même depuis un peu plus longtemps.

Dès que j’y ai goûté, je l’ai trouvée magnifique et j’ai pris un plaisir fou à aller danser dedans. Mais comme je ne l’ai pas enchaînée (GRRR), je n’ai pas eu d’autre choix que d’y retourner. Encore et encore. Et malgré les chutes répétées, toujours au même endroit, j’ai réussi à me persuader que j’étais capable d’en venir à bout.

Je la connais par cœur, j’ai refait les moves dans ma tête pendant mes nuits d’insomnie. Je l’ai enchaînée virtuellement  une dizaine de fois. A chaque run, il me faut réinitialiser le cerveau pour être zen à l’approche du move maudit. Un jour, ce move je l’ai passé, wow, et je suis tombée juste après en touchant la prise finale. “Le SEUM” comme disent mes enfants.

Jusqu’à ce vendredi 23 janvier. Non seulement je passe avec élégance (avec un petit cri bestial quand même!) la section super dure, mais, comme par enchantement, ma main gauche agrippe fermement le bac final. On place le pied. Clip dégaine. C’est fini.

Depuis cet automne, j’ai mis au moins 15 runs dans cette voie : la 6c+ verte sur le copy roc du Vitam. Toujours avec la même envie d’en découdre et avec le même plaisir à exécuter la chorégraphie imaginée par l’ouvreur Alexis.

“Tu dois être fière. T’as enfin enchaîné”.

Contente, oui. Très.

Mais ma fierté est ailleurs. Elle réside dans ma capacité à avoir tenu bon mon engagement personnel : “Tant qu’elle est là, je mets un run à chaque séance”. Eh bien, il y a eu des jours où ça aurait été tellement facile de renoncer (la grippe, le froid, l’épaule qui tire, la flemme). Et personne n’y aurait rien trouvé à redire. A part moi bien sûr.

“Plaisir & Persévérance”. Pile dans le thème de cette année 2026.

Ne lâchez rien.

Be brave

Delphine

#ThecourageofBeing

Au staff : “ça y est les gars, c’est fait, vous pouvez la démonter ;-)”