Pour autant que je me souvienne, j’ai le cerveau qui turbine tout le temps. Rajouter un truc sur la liste de courses, et là, ah tiens je viens de penser à cet ami, lui envoyer un message pour lui dire que je pense à lui, je lis un bouquin, une idée passe, vite la noter avant qu’elle ne s’évapore. Même au réveil quand je raconte à mon mari ce que je me remémore de mes rêves, il hallucine.
Alors m’intimer de ne penser à rien, bon courage. Et puis, demander à quelqu’un de ne penser à rien, de faire le vide, n’est-ce pas le meilleur moyen de faire penser la personne :”oh là faut que je fasse le vide, comment on fait, se relâcher, et si jamais j’y arrive pas”. On ne s’en sort pas.
Sauf qu’il y a de rares moments où je parviens à m’extraire complètement du monde. Sans m’en rendre compte sur le coup. Mais rétrospectivement, ce sont des moments où je n’ai pensé à rien pendant de longues minutes voire des heures. Même quand il y a du monde autour.
Le pouvoir qu’a la Montagne de créer en moi un espace de vacuité heureuse qui laisse la place à tous les possibles.
Le vide en plein air. Je respire.
Photo – AM – Juillet 2026 – Mont Charvet (Aravis – Haute Savoie)
C’est parti pour un bon break estival, de la montagne bien sûr mais pas que, et à défaut de ne penser à rien, laisser tranquillement vagabonder son corps et son esprit. Je vous retrouve dans quelques semaines. Bel été !